dimanche 8 mars 2009
Répétitions de "Perthus", de Jean-Marie Besset
Texte très intelligent. Une vraie modernité dans son traitement : une mise en scène superbe liée à une scénographie minimale (deux sièges d'école de grande taille qui vont servir à de multiples situations, y compris deux lits superposés, dont la taille évolue grace au faux plancher) ; de très belles lumières.
Et puis bien sur l'idée définitive : les rôles de mère sont joués par des hommes. Rien de lié à la notion de drag ou de travestis. Ce sont DES femmes. La gestuelle, la respiration, les mimiques sont tellement évidentes que l'on n'accepte aisément la convention au départ casse-gueule. En effet.... Et si l'on riait des acteurs "grimés" en femme là où elles/ils doivent nous toucher ? Rien à voir avec du travestissement traditionnel : on est de l'ordre de l'incarnation du concept maternel et même féminin (traités chacun à part égale : d'abord uniquement aperçu sous l'angle des mères, elles deviennent ensuite des femmes à part entière avec leurs désespoirs de séduction bafouée, de trahison subie, d'abandon). Les deux acteurs plutôt âgés et bedonnants donnent vie à deux femmes entières, pleines de leur amour surdosé vers leur fils respectif, meurtries des compromissions qu'elles doivent absorber tous les jours.
Les deux jeunes font également uns ans faute. Placé au 3ème rang j'étais soucieux de percer leur intériorité, leur décrochement, leur technique. Ils sont sobres, là, poignants.
L'axe Texte-Mise en scène-Actuaria s'est construit avec minutie. C'est pas toujours le cas. Cool...
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